Interview #1 | L'Express Styles

En attendant qu'on m'en fasse pour de vrai, je réponds aux interviews des autres... 

Aujourd'hui, je réponds, à la place de Sophie Fontanel, toujours brillante, toujours inspirante, aux questions Les irremplaçables de l'Express Styles :

Le parfum que j'aime le plus

Celui des croissants tout juste sortis du four ! C'est un parfum qui m'a manqué en Italie et qui me fait craquer dès que je passe devant une boulangerie, à n'importe quelle heure de la journée, même si je reste persuadée qu'ils en vaporisent par les grilles exprès.

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Le grigri qui ne me quitte jamais

Un niveau à trois bulles pour les appareils photos que j'ai monté en pendentif. Il est totalement obsolète aujourd'hui puisqu'il se mettait à la place des cubes de flash et que tous les appareils numériques sont équipés d'un niveau interne, mais sa couleur fluo et l'étrangeté de sa forme me fascinent. Depuis que je le porte, une seule personne savait à quoi il servait. J'aime bien les objets inutiles, même si la décoration n'est pas inutile, bien au contraire !

Le vêtement que je ne jetterai jamais

Une veste en vison sauvage que m'a donnée ma grand-mère. Elle l'avait faite recouper à l'époque où on la lui a offerte et elle est toujours moderne et chic. C'est aujourd'hui encore le vêtement le plus chaud que je possède, imbattable !

Le bijou que je transmettrai à mes enfants

Je pense que ce sera toutes les bagues que ma mère m'a données (il lui en reste encore beaucoup mais elle a les doigts plus fins que moi donc mes auriculaires ne suffisent plus) ainsi que ma collection de folles boucles d'oreilles de l'époque où j'avais les cheveux très courts.

Le plat que j'ai toujours envie de manger

La blanquette de veau - avec des champignons et des cornichons, s'il vous plait ! Comme pour les croissants, ça m'a terriblement manqué en Italie (bien que je n'aie manqué de rien gastronomiquement parlant, l'Italie reste le top !).

Le gâteau, le bonbon qui me fait toujours flancher

Le Paris-Brest, sa pâte à choux aérienne, l'alliance diabolique de la crème au beurre et de la praline, les petites amandes sur le dessus, sa forme, son parfum, tout me rend folle !

La boisson qui m'euphorise

Le café, sans aucune hésitation. Qu'il soit ristretto ou americano, en grains fraîchement moulus ou lyophilisé, chaud ou froid, le matin, le midi ou le soir, je l'aime sous toutes ses formes. Mais par contre, sans sucre et sans lait, absolument noir !

L'emoticon, dont j'use et abuse

<3 <3 <3 <3 <3

L'image ou le tableau qui m'a marquée

La première fois que j'ai vu un tableau de Klimt, au Grand Palais, en 2006.
Moi qui pensais avoir déjà vu des tableaux de Klimt, moi qui pensais déjà le "connaître" puisqu'on le voit partout... je n'ai pas été déçue ! La puissance de l'émotion quand on est là, devant, les reflets changeants de l'or, tout ça m'a fait comprendre qu'on ne peut pas tout-à-fait remplacer la réalité par des images. Je suis souvent agréablement choquée quand je pense connaître quelque chose dont j'ai entendu parler, et que je le découvre véritablement par moi-même, c'est magique.

La couleur qui me porte chance

Je suis souvent habillée en noir, par goût et par facilité. Mais je me sens particulièrement bien quand je porte du doré, en toute simplicité :) C'est déjà, à la base, une "couleur" que l'on porte quand on est sûr(e) de soi, donc c'est déjà gagné !

La promenade qui me fait du bien

J'adore me promener le long de la mer dans la petite ville espagnole dans laquelle j'ai passé mes étés. C'est notre petite "promenade des Anglais" à nous, et elle est différente toutes les années. D'un côté la mer, la marina, les rochers, le pontons, les bateaux au loin, et de l'autre les maisons bourgeoises. Ma préférée change chaque fois que je me balade. C'est très difficile de choisir, il faut bien réfléchir avant d'acheter une maison, même avec les sous du Monopoli !

Ma chanson de variété, j'en ai honte mais j'adore

Gloria, de Umberto Tozzi, must de mes soirées.

La mélodie qui me donne du courage

Don't stop me now, des Queen. Encore mieux que le café, qui maintenant ne sert plus à grand chose. Cette chanson me colle une énorme patate !

Le toc dont je ne me débarrasserai jamais

Mes ongles, je les ronge en permanence. On m'a menti en me disant que j'aurai une appendicite à cause de ça et j'ai tout essayé, le vernis amer, le savon, etc. Le seul remède qui dure un tout petit peu plus que les autres, c'est le vernis foncé : par peur d'en avoir entre les dents, je me retiens quelques heures. Et puis ça me fait des anticorps, il parait (dixit La médecine selon Coralie).

La détestation (qui ne changera jamais)

Je déteste les "petits reproches", et par là j'entends les reproches ou les critiques qu'on peut me faire mais sans vraiment me les dire. Je suis nulle en demi-mots dans ces cas-là (ou toujours, je n'ai pas encore compris) et, surtout au boulot, je ne comprends pas qu'on ne dise pas clairement "Je n'aime pas" ou "Je pense que tu es à côté de la plaque". Tant qu'on ne remet pas en question mon être profond, on a le droit de critiquer mon travail, je ne le prends pas personnellement et on avance plus vite !

Le héros d'enfance qui m'a fait rêver

MacGyver, pas tellement pour sa coupe de cheveux, soyons clairs !

Le héros d'adulte qui sera toujours un modèle

Sonia Delaunay : sa vie et son audace folles sont les meilleures sources d'inspiration qui soient.

Le roman que je relis régulièrement

Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. Il y a beaucoup de livres que j'aimerais relire mais dans les faits, c'est toujours avec celui-là que ça se solde ! Elizabeth Bennet me fait toujours rire et Darcy me fait toujours rêver, rien à faire. Je revis chaque suspense comme la première fois.

Le souvenir d'enfance qui me revient toujours

Quand on était petites avec ma soeur, bien que nous ayons eu rien de moins que deux maisons de Barbie avec étages et ascenseurs, on adorait tout sortir sur le tapis et créer une énorme maison, un peu à la Dogville. Et puis, au bout d'un moment, on était contentes de tout rentrer dans les maisons, pour tout ressortir quelques jours plus tard.

Mon rituel du matin

Il n'est pas nécessairement tard quand je me lève mais j'adore prendre le temps de siroter ma cafetière, en lisant des news plus ou moins intéressantes et en faisant mes petites to do's lists. Le tout en écoutant la radio. Ça se termine souvent par une douche hyper rapide, un jean noir et un pull noir parce que je suis toujours en retard !

Et celui du soir

Quand je rentre chez moi le soir, j'enlève tous mes bijoux mais pas toujours mes chaussures... Avant de me coucher, démaquillage obligatoire, eau de roses et crème archi nourrissante. Quelques pages d'un bouquin avant de sombrer ou des séries à n'en plus finir ("Allez, un petit dernier et puis j'éteins" a.k.a. binge watching).

Le refuge où rien ne peut m'arriver

Dans ma tête où, la plupart du temps, c'est quand même le pays des Bisounours. 

L' été dont je me souviendrai toujours

Les étés que nous passions avec ma petite soeur chez nos grand-parents : notre grand-père nous construisait des cabanes avec des planches et des couvertures, et nous passions des heures là-dessous. Ça et les framboises que j'allais cueillir en me griffant les bras, et les cerises noires, mon fruit préféré depuis !

La comédie romantique qui me fait toujours du bien

Love actually, sans la moindre hésitation ! Surtout parce que j'adore les films "mosaïque" où les histoires des personnages qui ne se connaissent pas forcément se croisent, ensuite parce que ce film me met de bonne humeur et me ravit chaque fois que je le vois, une valeur sûre.

Le film lamentable que j'adore quand même

La Revanche d'une blonde, cucul et efficace à souhait !

Ma faute de goût que je cultive

Il y a des jours où un imprimé ne suffit pas. Il y a des jours où un genre d'imprimé ne suffit pas. Il y a des soirs où mes cheveux ne me suffisent pas. J'assume et je revendique.

Le gadget dont je ne peux pas me passer

Du rouge à lèvres très rouge, mat. J'en ai toujours dans mon sac, ça me rassure, c'est mon costume de super héros. Il ne peut rien m'arriver d'affreux si j'ai du rouge à lèvres, même avec des cernes et les cheveux sales.

Le doudou que je garderai toujours

Un foulard, n'importe lequel - des miens of course ! Avec mon parfum, toujours dans mon sac, autour de mon cou ou dans mes cheveux. Parfois par deux ou trois quand il fait très froid.

Fauteuil AA by Airborne imprimé zèbre

Fauteuil AA by Airborne imprimé zèbre

L'objet de la maison que je garderai toute ma vie

Un fauteuil AA by Airborne avec une house en cuir imprimé zèbre. C'est ma tante qui les fabrique et elle me l'a offert pour mes 30 ans, c'est tout moi !

L'objet qui ne sert à rien

Une boîte à cigarettes Art Déco en bois et métal que j'ai chinée à Turin. Quand je l'ai ouverte, elle sentait le bureau de mon grand-père qui était géomètre : l'encre, la gomme mie de pain, le papier et le tabac à pipe Amsterdamer. Elle ne sert à rien puisque je ne mets rien dedans et que je l'ouvre rarement par peur d'en chasser l'odeur. Mais je sais qu'elle est là.

 

Ma pensée magique pour me donner du courage

Ça pourrait être pire !

La gaffe dont je me souviendrai toujours

Fort heureusement pour moi, j'oublie ce genre de choses :)

La vue qui m'en met plein la vue

Les montagnes à la frontière franco-italienne dans le Val d'Aoste, en été. C'est magnifique aussi en hiver mais c'est plus escompté.

L'ami, le double, moi en mieux

Ma soeur que j'aime. C'est moi parce qu'on a des gènes en commun, mais elle est mieux parce qu'elle est plus forte, avec plus de volonté, de culture et de mémoire. Et plus de fringues aussi !

Mon ingrédient (pour les cuisiniers)

Le beurre, ça rend la vie merveilleuse. Oui, certes, jusqu'à un certain point.

InterviewsCoralie Prévert